Noel en Afrique

Au Bénin

 

Noël, c’est avant tout la fête des enfants. C’est aux enfants qu’on fait des cadeaux.

Vers mi-novembre et durant tout le mois de décembre, dans les rues au Bénin, des groupes d’enfants ou d’adolescents accompagnant un masque. Il s’agit des groupes de Kaléta. C’est souvent un groupe d’une dizaine de personnes, une bande structurée en chanteurs en joueurs d’instruments avec un ou deux enfants accoutrés et masqués. Ils circulent de maisons en maisons offrant leur show et moyennant une gratification. Des chansons populaires de Noël sont exécutées et le Kaléta (le masque) danse avec brio. Après la gratification, une chanson de remerciement ferme la marche. Mais lorsque le spectacle n’est pas suivi du geste attendu, la séance est conclue avec une chanson dédiée à l’avare, tout ceci dans une ambiance conviviale.

Kaléta, à l’origine est importé du Brésil. C’est l’héritage du retour massif d’anciens esclaves du Brésil sur le Golfe du Bénin entre 1830 et 1835. Il ressemble assez bien au Buriyan, danse festive de masques caractéristique des milieux Agouda (nom donné aux afro-brésiliens) de la ville de Ouidah (Anciennement cité de départ des esclaves).

Depuis lors, la tradition du Kaléta a été appropriée et transmise de génération en génération par les enfants au Bénin. Cette tradition reste néanmoins un show exclusif de la période de Noël durant lequel les enfants se font vraiment plaisir entre la joie de chanter, de jouer en groupe....

 

Au fil des ans, ils sont nombreux ceux qui pensent que cette bonne ambiance de Noël s’émousse. L’urbanisation, le coût des masques, les contraintes liées à la constitution de groupes… en seraient les causes.

Les familles les plus aisées ont adopté le sapin qui est pourtant une tradition des pays tempérés et décorent leur habitation et l'arbre de Noël. Des cadeaux sont déposés sous le sapin le soir du 24 décembre.

Le matin du 25 décembre, le repas spécial pour Noël se partage en famille !!! Les familles les plus croyants vont à la messe de Noël.

 

 

Au Cameroun

 

le côté festif a aussi progressivement pris la place d’une commémoration religieuse.

 

Contrairement aux pays occidentaux où la tradition de noël est beaucoup plus ancienne, le Cameroun comme beaucoup de pays colonisés d’Afrique hérite de cette manifestation avec la décolonisation. Pays où on retrouve beaucoup de chrétiens, Noël y est associé à la naissance de Jésus Christ, le père de la chrétienté. Mais avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël ont progressivement pris un caractère plus profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l'interprétation religieuse qu’on lui a attribué au départ. Pour certains, Noël est redevenu une fête païenne où, généralement, des membres d'une même famille se retrouvent et s'échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel. Les Camerounais ont adopté le sapin qui est pourtant une tradition des pays tempérés et décorent leur habitation et l'arbre de Noël. Ils installent le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l'arbre ; Ils ouvrent les cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre.

Le repas spécial pour Noël se termine souvent par une bûche de Noël.

Ce rituel se retrouve également à l'échelle d'une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasin des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles.

 

 

Au Ghana

 

les églises commencent les préparations de Noël des mois à l’avance et certains disent que le pays entier semble se préparer en vue de la naissance de Jésus.

 

Les repas et les visites avec parents et amis jouent un rôle prépondérant durant cette période

 

 

Au Kenya

 

 

Les Kényans célèbrent généralement Noël en faisant griller une chèvre, dont la viande délicieuse est consommée dès qu’elle est prête. Ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter une chèvre ou d’en abattre une met leurs ressources en commun avec leurs parents et amis.

 

 

Au Sénégal

 

Bien qu'étant une fête catholique et donc encore peu suivie au Sénégal, la tradition des cadeaux commence à s’installer dans de nombreuses familles et on voit quelques Pères Noël !!!

 

 

A Saint-Louis, on ne loupe pas la messe de minuit dans la cathédrale historique.

 

A la rencontre du Père Noël

 

Avec sa barbe blanche et ses célèbres habits rouges, le Père Noël promène également sa bonhomie naturelle au Congo. Pour autant, il ne se ballade pas dans la rue en faisant risette aux enfants et en leur tirant affectueusement les joues. Il arpente plutôt les supermarchés ou se produit lors de matinées payantes où les parents envoient leur progéniture se faire photographier en présence du vieil homme. Au programme, jeux, chants, contes, une rencontre avec le Père Noël vous coûtera entre 5 000 et 40 000 FCFA (50 et 400 FF). La magie de Noël est à ce prix.

 

" L’esprit de Noël dépend de l’éducation des enfants. Dans les quartiers populaires, l’idée d’un Père Noël est un folklore assez farfelu. Il serait pris pour un fou s’il se promenait dans les rues de Poto Poto (quartier de Brazzaville, ndlr). Ici Noël c’est plus la naissance du petit Jésus que tout ce tralala. C’est avant tout la fête des enfants. Une occasion pour eux d’avoir de petits cadeaux et de manger des gâteaux ", explique Joséphine, une jeune brazzavilloise de 25 ans.

 

 

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